Conseils pour pour prendre l’avion , au cours de la grossesse.

Une étude récente conduite sous l’égide de la Société Française d’Angéiologie et consultable sur le site
www.angeiologie.fr montre que les voyageurs connaissent le retentissement des vols aériens sur la circulation
veineuse mais que les mesures de prévention sont encore insuffisamment connues et appliquées.
Nous proposons cette liste de conseils simples et suffisants pour faciliter la circulation veineuse lors de tout vol
en avion pour tout voyageur sans risque veineux : pas de varices et pas d’antécédents de phlébite. Ils éviteront
le désagrément de chevilles enflées lors de l’atterrissage, un symptôme banal qui est décrit par pratiquement un
passager sur deux dès 3 à 4 heures de vol.

La grossesse constitue une situation à risque, à cause de la stase veineuse.Et ce d'autant que l'on est avancé dans la grossesse, à cause du volume utérin qui entraine une compression.
CONSEILS CHEZ LE VOYAGEUR SANS RISQUE VEINEUX

  •  Boire de l’eau : 1 litre la veille / 1 litre en vol
  • Porter des vêtements larges
  • Marcher et effectuer des mouvements des chevilles 5 minutes toutes les 3 heures
  • Compression médicale si tendance à l’oedème au cours des vols en avion
  • Veinotoniques : si voyage en pays chaud ++ (cure d'un mois, par voie orale ou sous forme de gel)
  • Aspirine : pas de justification d'une prise avant de prendre l'avion... Mais ne pas arrêter si traitement anti-agrégant en cours

 

Chez le passager qui a une maladie veineuse chronique connue, et en particulier pour tout vol de plus de
4 heures nous conseillons vivement de consulter le spécialiste angéiologue-phlébologue afin de lui proposer la
meilleure prévention possible.
Le risque de phlébite est certes modéré en valeur absolue mais il est quand même estimé à 7,5 cas par million de
passagers pour les vols de plus de 5000 kms avec une augmentation nette pour les plus longs vols.
La prévention repose sur la prescription de chaussettes de compression élastique adaptée à la maladie veineuse
pour tous les passagers.
La décision d’un traitement anticoagulant avant le vol à l’aller et au retour se discute au cas par cas en fonction
des antécédents de phlébite et des facteurs de risque associés.
Là aussi c’est la visite du spécialiste qui déterminera la meilleure prévention pour bénéficier au mieux du voyage.

source: http://www.angeiologie.fr/wp/?p=3388